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Comble Charpente

Pour leur numéro d’Avril 2017, le mensuel Le Journal de la Maison a réalisé une interview d’Armelle HARNOIS, fille du créateur des procédés du même nom, Georges HARNOIS.

Retrouver ici l’intégralité de la parution : 

 

Quelle est la première question à se poser lorsqu’on souhaite transformer ses combles ?

Il faut, dans un premier temps, voir à quel type de charpente on a affaire. S’agit-il d’une charpente traditionnelle comme dans le grenier de nos grands-mères, avec plancher et poutres apparentes ? Ou bien d’une charpente américaine, autrement appelée charpente industrialisée ou à fermettes, c’est-à-dire en forme de W ? Ces dernières n’ont pas de véritables plancher. Elles sont uniquement pourvues d’un revêtement non porteur.

Quelle est la différence quant au travail à effectuer ?

Dans le cas d’une charpente traditionnelle, il faut reprendre la ferme pour éviter de devoir enjamber des poutres pour aller d’un espace à l’autre. Il faut également effectuer les travaux d’isolation et souvent revoir la planéité du sol. Avec une charpente américaine , il est nécessaire de reprendre totalement la structure : tout couper pour dégager le volume car il y a un W tous les  centimètres, reprendre les charges d’une autre façon, renforcer la charpente et créer un sol soutenu par des poteaux s’il n’y a pas de murs porteurs dans la maison, ce qui est souvent le cas. On trouve beaucoup  de charpentes  américaines dans les maisons des années 70 et dans les lotissements, car c’est plus rapide à construire et moins onéreux. Tous les charpentier ne sont pas capables de reprendre une charpente à fermettes.

Que prévoir en matière d’isolation ?

Quitte à se lancer dans des travaux d’isolation, mieux vaut être en conformité avec la Réglementation Thermique 2012, laquelle permet d’obtenir un crédit d’impôt dans le cas, bien sûr, où on prend le soin de choisir une entreprise certifiée RGE (reconnue garante de l’environnement). Aujourd’hui, la laine de verre représente le meilleur rapport qualité-prix. Ses performances sont équivalentes à celles de la laine de chanvre ou de mouton mais pour un coût moins élevé. Quant aux isolants minces, ils ne sont pas conformes à la Réglementation Thermique 2012, bien qu’il en existe de très performants. Mais il faut savoir qu’ils sont peu isolants acoustiquement.

Quels sont les autres éléments importants à prendre en compte ?

Les couvertures sont cruciales bien sûr. Les fenêtres de toit apportent plus de lumière qu’une lucarne. On peut aussi en assembler plusieurs pour former une verrière. Dans tous les cas, attention aux règlements des lotissements ou des Bâtiments de France. Ensuite, il faut aussi penser à l’accès, ce qui est parfois un casse-tête car on n’a pas toujours le choix de l’emplacement pour l’escalier. Cela oblige parfois à devoir changer la fonction d’une pièce. Si l’emplacement idéal pour le départ de l’escalier se trouve dans une chambre, par exemple, peut-être faudra-t-il la transformer en bureau. La clé, pour un escalier réussi, est de donner l’impression qu’il a toujours été là.

Quelle hauteur minimum sous comble faut-il pour créer un espace habitable ?

Pour être dans le champ d’application de la loi Carrez, il faut 1,80 m de hauteur minimum à la pointe et 60 cm de large. C’est assez peu, mais dans les villes où le foncier est cher c’est appréciable. Cela permet d’aménager un coin télévision ou une salle de jeux, par exemple.

 

 

Retrouver cette interview dans le magazine Le Journal de la Maison, déjà dans les kiosques et n’hésitez pas à visiter leur site internet http://www.lejournaldelamaison.fr/

 

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  06/03/2017